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MessagePosté: Lun 1 Juin 2020 10:11 
Guide de Bienvenue
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Bonjour tout le monde,
Je vous propose la lecture de l’article sur l’égoïsme, paru sur doctrinespiritenimes.over-blog.com , bonne lecture à tous,
Jean-Pierre
Léon Denis – Après la mort., L'ÉGOÏSME
31 Mai 2020 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite
L'égoïsme est frère de l'orgueil et procède des mêmes causes. C'est une des plus terribles maladies de l'âme, le plus grand obstacle aux améliorations sociales. À lui seul, il neutralise, il rend stériles presque tous les efforts de l'homme vers le bien. Aussi, le combattre doit être la préoccupation constante de tous les amis du progrès, de tous les serviteurs de la justice.
L'égoïsme est la persistance de cet individualisme féroce qui caractérise l'animal, comme un vestige de cet état d'infériorité que nous avons pu subir. Mais l'homme est, avant tout, un être sociable ; il est destiné à vivre avec ses semblables et ne peut rien sans eux. Abandonné à lui-même, il serait impuissant à satisfaire ses besoins, à développer ses qualités.
Après Dieu, c'est à la société qu'il doit tous les bienfaits de l'existence, tous les avantages de la civilisation. Il en jouit, mais précisément cette jouissance, cette participation aux fruits de l'œuvre commune, lui impose le devoir de coopérer à l'œuvre elle-même. Une étroite solidarité le lie à cette société ; il se doit à elle, comme elle se doit à lui. Rester inactif,
improductif, inutile, au milieu du travail de tous, serait un outrage à la morale, presque un vol ; ce serait profiter des labeurs d'autrui, accepter un prêt que l'on se refuse à restituer.
Nous faisons partie intégrante de la société, et tout ce qui l'atteint nous atteint. C'est à cette compréhension du lien social, de la loi de solidarité, que se mesure la dose d'égoïsme qui est en nous. Celui qui sait vivre en ses semblables et pour ses semblables n'a pas à craindre les atteintes de ce fléau. Il possède un critérium infaillible pour juger sa conduite. Il ne fait rien sans rechercher si ce qu'il projette est bon ou mauvais pour ceux qui l'entourent, sans se demander si ses actes sont nuisibles ou profitables à cette société dont il est membre. S'ils ne paraissent avantageux que pour lui seul et préjudiciables aux autres, il sait qu'en réalité ils sont mauvais pour tous, et il s'en abstient scrupuleusement.
L'avarice est une des formes les plus repoussantes de l'égoïsme. Elle montre la bassesse de l'âme qui, en accaparant des richesses utilisables pour le bien commun, ne sait même pas en profiler. L'avare, dans son amour de l'or, dans son âpreté à l'acquérir, appauvrit ses semblables et reste indigent lui-même, car c'est encore la pauvreté que cette prospérité apparente qui accumule sans profit pour personne : une pauvreté relative, mais à plaindre comme celle des malheureux, et juste objet de la réprobation de tous.
Aucun sentiment élevé, rien de ce qui constitue la noblesse de l'être ne peut germer dans l'âme d'un avare. L'envie, la cupidité qui le tourmentent, le condamnent à une pénible existence, à un avenir plus misérable encore. Rien n'égale son désespoir, lorsque, par-delà la tombe, il voit ses trésors partagés ou dispersés.
Vous qui cherchez la paix du cœur, fuyez ce vice bas et méprisable. Mais ne tombez pas dans l'excès contraire. Ne gaspillez rien. Sachez user de vos ressources avec sagesse et modération.
L'égoïsme porte en lui son propre châtiment. L'égoïste ne voit que sa personne au monde ; tout ce qui lui est étranger lui est indifférent. Aussi les heures de sa vie sont semées d'ennui. Il trouve partout le vide, dans l'existence terrestre comme après la mort, car, hommes ou esprits, tous le fuient.
Au contraire, celui qui coopère dans la mesure de ses forces à l'œuvre sociale, qui vit en communion avec ses semblables, les faisant profiter de ses facultés et de ses biens, comme il profite des leurs, répandant au-dehors ce qu'il y a de bon en lui, celui-là se sent plus heureux. Il a conscience d'obéir à la Loi, d'être un membre utile de la société. Tout ce qui s'accomplit dans le monde l'intéresse ; tout ce qui est grand et beau le touche et l'émeut ; son âme vibre à l'unisson de toutes les âmes éclairées et généreuses, et l'ennui, le désenchantement n'ont pas de prise sur lui.
Notre rôle n'est donc pas de nous abstenir, mais de combattre sans relâche pour le bien et la vérité. Ce n'est pas assis ou couché, qu'il faut contempler le spectacle de la vie humaine en ses perpétuels enfantements ; c'est debout, en pionnier, en soldat prêt à participer à toutes les grandes tâches, à frayer les voies nouvelles, à féconder le patrimoine commun de l'humanité.
Quoique l'égoïsme se rencontre dans tous les rangs de la société, ce vice est plutôt l'apanage du riche que du pauvre. Trop souvent la prospérité dessèche le cœur, tandis que l'infortune, en nous faisant connaître le poids de la douleur, nous apprend à compatir à celle des autres. Le riche sait-il seulement au prix de quelles peines, de quels durs labeurs se créent les mille choses dont se compose son luxe ?
Ne nous asseyons jamais à une table bien servie sans penser à ceux qui souffrent de la faim.
Cette pensée nous rendra sobres, mesurés dans nos appétits et nos goûts. Songeons aux millions d'hommes courbés sous les ardeurs de l'été ou sous les dures intempéries, et qui, au prix d'un maigre salaire, retirent du sol les produits qui alimentent nos festins et ornent nos demeures.
Rappelons-nous que, pour éclairer nos logis d'une resplendissante lumière, faire jaillir dans nos foyers la flamme bienfaisante, des hommes, nos semblables, capables comme nous d'aimer, de sentir, travaillent sous la terre, loin du ciel bleu et du gai soleil, et, le pic en main, perforent toute leur vie les entrailles du globe. Sachons que, pour orner nos salons de glaces, de cristaux étincelants, pour produire la foule des objets dont se compose notre bien-être, d'autres hommes, par milliers, semblables à des damnés dans la fournaise, passent leur existence à la chaleur dévorante des hauts fourneaux et des fonderies, privés d'air, usés, brisés avant l'âge, n'ayant pour perspective qu'une vieillesse dénuée et souffreteuse. Sachons-le, tout ce confort dont nous jouissons avec indifférence est acheté par le supplice des humbles et l'écrasement des petits. Que cette pensée nous pénètre et nous obsède ; comme une épée de feu, elle chassera l'égoïsme de nos cœurs et nous forcera à consacrer à l'amélioration du sort des faibles nos biens, nos loisirs, nos facultés.
Car il n'y aura de paix entre les hommes, il n'y aura de sécurité, de bonheur social, que lorsque l'égoïsme sera vaincu, lorsque les privilèges, les inégalités choquantes disparaîtront et que chacun participera, dans la mesure de son travail et de ses mérites, au bien-être de tous. Il ne peut y avoir ni paix ni harmonie sans la justice. Tant que l'égoïsme des uns se nourrira des souffrances et des larmes des autres, tant que les exigences du moi étoufferont la voix du devoir, la haine se perpétuera sur terre, les luttes d'intérêt diviseront les esprits, des tempêtes couveront au sein des sociétés.
Mais, grâce à la connaissance de notre avenir, l'idée de solidarité finira par prévaloir. La loi du retour dans la chair, la nécessité de renaître dans des conditions modestes, seront autant d'aiguillons qui réprimeront l'égoïsme. Devant ces perspectives, le sentiment outré de la personnalité s'atténuera pour nous donner une notion plus exacte de notre place et de notre rôle dans l'univers. Nous sachant reliés à toutes les âmes, solidaires de leur avancement et de leur bonheur, nous nous intéresserons davantage à leur situation, à leurs progrès, à leurs travaux. À mesure que ce sentiment se répandra sur le monde, les institutions, les rapports sociaux s'amélioreront ; la fraternité, ce mot banal répété par tant de bouches, descendra dans les cœurs et deviendra une réalité. Nous nous sentirons vivre dans les autres, nous jouirons de leurs joies et souffrirons de leurs maux. Il n'y aura plus alors une seule plainte sans écho, une seule douleur sans consolation. La grande famille humaine, forte, paisible, unie, s'avancera d'un pas plus rapide vers ses magnifiques destinées.
Source : Après la mort – Léon Denis
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