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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Sam 12 Déc 2015 04:06 
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:D la cave.

Il fallait du courrage à l'âge de dix ans pour oser descendre dans la cave. Je n'étais descendu qu'une foi avec mon oncle Bernard qui tenait absolument à me montrer l'oeil de Moscou. Il était un peu sadique et aimait faire peur à ses petits neuveux. Il avait à peine deux fois notre âge et à vingt an, on faisait encore pas mal de bêtises. Donc, il me convainquit de descendre les escaliers de la cave...

Mais cela sera une autre histoire effrayante à raconter.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Dim 13 Déc 2015 01:58 
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:D la cave.

Je vais te montrer quelques secrets de la maison. Les sous sols sont si grands, que si tu t'aventurais trop loin, trop profond tu pourrais ne jamais pouvoir retrouver ton chemin. De plus, ils sont constitués d'un tas de passages secrets, dont se servaient les anciens maîtres de la brasserie pour surveiller les employés. Il y en aussi partout dans la maison. Viens on va descendre et prendre le passage secret de l'oeil de Moscou.

Mon cœur se sera en suivant mon oncle vers la cage d'escalier du bas. Les marches étaient en bois brute et noir, les murs, couverts d'un papier carton d'une couleur sombres indéfinissable, étaient râpeux. Je n'avais jamais vu au delà du premier tournant qui donnait à la cave, mais en descendant, je pu me rendre compte qu'une porte vitrée permettait d'arriver dans les caves qui avaient la même structure que le haut: un grand hall central donnait accès à deux pièces de chaque côté, au fond de celui-ci, une porte à deux battant en chêne fermait une pièce mystérieuse qui se situait sous le porche et dont s'échappait une attirance magnétique.

Voilà, c'est Tout de suite à gauche en bas de l'escalier, mais Tonton, il fait noir complet, on y voit rien. Il y a une petite porte au fond du mur, elle donne accès aux souterrains. Attend, j'allume mon briquet et te montre le passage. Une petite porte d'un mètre cinquante sur soisante, ouvrait sur un mur en brique ou apparaissait un œil central de verre. Voilà, c'est l'oeil de Moscou, il permet de voir dans les salles voisines. Si tu appuyais dessus, il ouvre un passage entre les murs et permet de descendre, sans que personne ne puisse te voir jusqu'au septième sous sol. Bon, on remonte, je me sens pas a l'aise ici. Tu as peur ? Oui, je sens comme une présence, comme si on nous observait. Oui, c'est le fantôme, c'est Jules le fantôme, celui qui erre avec ses chaînes dans les caves. Il cherche le trésor. Tu l'as déjà aperçu? Non, mais je l'entends parfois quand je joue du violon dans les grandes salles voûtées du deuxième sous-sol. Bon suis moi, on remonte. En passant devant, mon oncle me laissa seul dans la cave un cours moment et je fus pris d'une totale paralysie qui ne me permettait plus de faire aucun pas. Pire encore, je me sentais aspiré par cette cave du fond, par une présence qui me tirait par les cheveux en arrière. Les bruits devinrent sourds, ma vue déclinait, j'allait tomber sur le dos, Tonton, criais- je, juste avant. Il me rattrapa par la main et me prit sur ses épaules d'athlète. En regardant par derrière, je pu apercevoir cette ombre blanche fluette qui regagna la cave du fond en la traversant. De la fumée, de la poussière, je ne savais pas, mais je sentais qu'elle deviendrait une menace dont je devrais me méfier à partir de cet instant.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Mar 15 Déc 2015 01:08 
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:D l'ogre du grenier.

Le lendemain à l'école, je rentrais en classe en passant par les larges balcons exterieurs Art-Déco, en fonte ouvragé et au plancher de chaîne du premier étage. Je regardais sur la gauche, par dessus les toits de l'école, la très haute cheminée de la brasserie qui m'indiquait l'emplacement de ma maison. Juste avant de rentrer dans la classe de CM2, George se rapprochât de moi et s'excusa de s'être enfuit si rapidement de chez moi. Ce n'est pas grave, mais si tu veux revenir chez moi, je dois te raconter avant de monter dans le grenier, l'histoire de l'ogre qui le hante. C'est une vraie histoire ? Tu la vus ? Oui, mais attends que je commence par le début en sortant de la classe, ensuite tu veras si tu veux toujours y monter...

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Mer 16 Déc 2015 01:36 
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:D L'ogre du grenier.

L'ogre était monstrueux: une tête de trois mètre sur quatre, de forme cubique, avec de petites jambes grasses dépassant du manton, des longs bras muscles lui sortant des joues pour vous attraper, des gros yeux ronds à l'iris noire et la pupille rouge sortaient et rentraient dans leur orbite au batement du cœur, mais c'est sa bouche, énorme aux lèvres violettes et épaisses, laissant apparaître des dents pointues et longues, avec une langues poilues sortant loin de son orifice comme pour vous apper, si les mains griffues ne vous avez pas attraper pour vous gober dans son gosier enflammé.

Sa présence n'était pas systématique, vous la sentiez en ouvrant la porte du grenier. Il était là, sûr la droite, dans le renfoncement entre la lucarne du toit et le mur arrondie de la cage d'escalier. J'avais toujours cru depuis l'âge de deux ans qu'il sortait du fruit de mon imagination, mais un jour en lisant un ouvrage sur la Mésopotamie, je le vie, representé sur une gravure de l'époque assyrienne, il s'appelait Baal, le démon avaleur d'enfants.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Sam 19 Déc 2015 01:47 
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:D l'ogre de grenier: George.

Nous formions maintenant, la bande de la rue du Docteur Yersin, parallèle entre le boulevard Victor Hugo et la rue des postes, elle formait derrières les hauts murs d'usine de la brasserie et le mur de la paroisse saint Benoît notre terrain de jeux de prédilection. Nous nous réunissions pour jouer au foot contre la seule porte de garage de la paroisse qui nous servait d'unique goal.

Outre mon frère cadet Pascal, il y avait George qui était sans le vouloir le chef spirituel de la bande, car il ne donnait jamais son jugement sur rien, ne critiquait personne, restait humble envers tout et tous, mais chacun attendait en le regardant, son assentiment sur chacune de ses décisions. Si il n'y avait pas eu de désintéressement de sa part, c'est qu'il y avait accord et le reste du groupe se rallié à cette décision. George habitait un deux pieces, au dernier étage d'une maison insalubre, à l'angle de la rue des poste et la rue Paul Lafarge. Avec ses trois petits frères, ses quartes sœurs et leur mère, ils étaient neufs à vivre dans ce trente mètre carré: un canapé pour lit, une chambre de 9 m2 pour six, une vieille cuisinière à charbon où bouillait une marmite à soupe odorante la patate à l'eau, une simple table en bois au milieu couverte d'une nape à fleur usée, un évier en grès pour salle de bain, de vieux rideaux déchirés et salles couvraient des vitres encore plus salles et pourtant une chose frappante, me marqua devant cette tristesse, cette désolation, tout le monde souriait, tout le monde était heureux. C'etait le plus beau sourire édenté d'une mère qui m'accueillit avec ces deux uniques dents de devant, en demandant à une de ses filles de me céder la seule chaise disponible pour m'assoir. Non merci Madame, je suis venu chercher George, pour jouer chez moi, on ne reste pas. Tu peux prendre Bruno son cadet, oui, si,il le veut. Le père de George était mort à la guerre d'Algerie, il était Algérien. C'était mon premier vrai copain, il avait dans son cœur l'amour qu'un grand frère devait avoir pour protéger sa famille, son humilité était en réalité de la force, c'est cela que nous ressentions quand nous attendions son accord pour agir, car alors que nous nous mettions à table au simple appel de nos parents, lui, il devait souvent voler avec ses petit frères pour mettre un peu de lard dans les pommes de terre. La vie de Wazemmes était ainsi faite, après la guerre, après la fermetures des usines de la brasserie, de la cartonnerie, de la filature, tous ces pauvres gens, etaient restés sur le carreau, dans ces petites cours bordées de maisonnettes ouvrières de deux pièces, de la rue de la justice, de la rue Diena, de la place verte et j'en passe. Dans son deux pièces George avait de la chance, une magnifique vue sur la porte des postes et le Boulevard de Strasbourg avec ses H.L.M. tous neufs dont rêvait sa maman. Il fallait quand même descendre ces deux étages par ces escaliers lugubres, étroits, salles et couverts de toiles d'araignées pour enfin sortir dans notre quartier, la rue des postes, en face du tabac qui existe toujours, la maison elle, avait été complètement détruite, jusqu'aux fondations. Si d'aventure, vous y passez, vous ne verriez que du gravier à cet angle de rue. Tout a disparu, sauf mon souvenir, quand j'y suis allé cet été pour acheter du tabac à chicha. Pauvre George, j'ai appris par mon frère que tu avais fini dans le grand banditisme et que tu étais enfermé pour vingt années à la prison de Loos. Il vallait mieux ne pas chercher à reprendre contact, car la dernière foi que Pascal t'avais revu, juste avant ton arrestation, il avait déchiré le voile du terrifiant gangster dans tes yeux, t'obligeant à te rappeler de ces années heureuses, qui te firent baisser la tête pour ne pas voire que tu pleurais et éviter de serrer la main tendue d'un souvenir que tu ne voulais pas salir. Salut George, mon ami, nous t'aimerons toujours.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Dim 20 Déc 2015 18:59 
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:D l'ogre du grenier: Patrick.

Salut Patrick, tu as le temps de jouer au foot ? oui, mais je me mettrai avec George. Ok, si tu le veux, on attend les autres, en attendant on se fait des passes et Pascal se mettra au goal.

C'était un vrai petit poulbot de la rue Jules Guesde, assez trapu et costaud il portait toujours un petit gilet en lainage à trois boutons sur une chemise ouverte. Les mains dans les poches d'un pantalon en velour de golfeur, il arrivait toujours avec un petit sourire du garçon sûre de lui qui n'avait jamais manqué de rien. Sa casquette écossaise, couvrait une chevelure châtain claire et avait souvent servi de ballon quant il nous en manquait.

Ses parents tenaient une brocante à Wazemmes et au regard de leur hangar et habitation, ils avaient l'air de bien s'en sortir. Son grand frère parraissait idiot à côté de lui et malgres sa force due à sa grande taille, il ne s'était jamais integré à notre groupe. Patrick, par contre toujours fiers de lui, connaissait tout sur tout, incalable sur les joueurs de foot, sur qui avait gagné ou perdu, il avait toujours le dernier gadget à la mode. Beau garçon, il ne manquait jamais de lancer des regards alanguies aux filles du quartier qui étaient en fait, souvent les grandes ou petites sœurs des copains. Je me souviens d'une anecdote assez drôle à son sujet, un jours où nous débouchions rue des postes devant le parvis de l'église Saint Benoît, nous rencontrâmes un groupe de filles de Wazemmes, toutes très jolies, dont la chef était un peu plus âgées de nous tous, de trois a quatre années. C'était la grande sœur de Pauline, qui avait une certaine attirance pour Patrick. Tiens l'beau gosse, ché ti l'brocanteux qui drague eume sœur ? Les deux mains dans les poches, la caquette sur le côté, le gilet débraillé, il répondit fièrement: oui, pourquoi, je pourrais t'intéressais aussi. Mais c'est qu'il répond comme un homme euche ch'timi là, il en a dans la culotte, voyons voir ça ! Et avant qu'aucun de nous ne réagisse, elle lui serra entre ses mains son entre jambes à le faire plier en deux. Surpris, nous nous mîmes tous à rire de bon cœur au dépends du pauvre Patrick, qui tordu de douleur préféra retourner chez sa mère. Ce premier contact avec les filles, nous découragea définitivement de renouveller toute connivence avec ces dernières, sachant que de toute façon, elles ne savaient pas jouet au foot...

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Mar 22 Déc 2015 01:27 
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:D L'ogre du grenier: Dominique.

Bon, laissez moi faire, il faut être très prudent pour manipuler ces pétards. Nous devons délicatement les éplucher, pour en extraire toute la poudre, si non, ça ne sautera pas. Nous voulions ouvrir la serrure d'une veille porte rouillée qui donnait accès aux souterrains qui parcouraient les anciennes fortifications de Vauban qui longeaient les boulevards de Metz et de Strasbourg, aujourd'hui, remplacées par les rocades de Lille sud, reliant les autoroutes de Dunkerque, Paris et Mons. On y trouvait toute sorte de vieilleries de la dernière guerre, dans ces remparts, un jour, en choutant dans un vieux casque Allemand, un crâne se mît à rouler, il avait encore toutes ses dents. J'ai appris, bien plus tard par ma tante, qu'un Allemand avait été tué vers la fin de la guerre, qu'il n'avait jamais été retrouvé et que cela avait eu de graves représailles pour les habitants de Lille Sud à cette époque. Mais revenons à Dominique qui maintenant depuis bien une heure avait dépouillé de leur enveloppe tous nos pétards et s'apprêtait à allumer, les mains pleines de poudre, la mèche trop courte, pour faire exploser son tas. Attends lui dis-je, tu es trop prêt, cela risque de te brûler. Âgés d'un an de plus que nous, il se prenait pour le chef, et donnait toujours des ordres, mais non, j'ai l'habitude, avec mon père ferrailleur, on fait sauter des vieux coffres parfois pour les ouvrir, il faut allumer la mèche. Bon, comme tu le veux. Nous nous écartâmes tous, par prudence et Dominique alluma ses allumettes qu'il porta à la courte mèche...

Paff..schwiiiiiisssssss.'..

L'éclair fut majestueux, il nous fallut quelques secondes pour voire surgir du nuage blanc de fumée en hurlant, Dominique, qui pleurait, mes mains, mes mains brûlent, vite de l'eau, haaaaaaaaaaa...Qu'est ce qu'il va dire mon père...

Roules les dans l'herbe fraîche lui criât Patrick, non dans la boue liquide préféra Bruno. Fait voire dit George, vas à l'hôpital Saint Antoine tout de suite, lui ordonnât-il.

À l'hôpital, hurlât-il en enfourchant son vélo pour dévaler les remparts vers les urgences, heureusement, en face des terrains vagues.

Trois mois privé de sortie, le "corde au cul", c'était son surnom, dérivatif de son nom propre. Et, il fallait mieux pour nous ne pas chercher à l'appeller du haut de son deux pièces de la rue Voltaire, car son Père et son grand frère, un peu ferrailleurs, un peu forain, n'étaient pas des tendres.

Tout fiers, il était à l'école avec ses deux mains bandées comme un Pharaon. Dommage, pour tes mains, mais c'est pas dans cet état que tu pourras venir faire du trapèze dans mon grenier demain...

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Jeu 24 Déc 2015 00:12 
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:D l'ogre du grenier: Christian.

Imaginez le gas le plus peinard que vous connaissiez, jamais une histoire, jamais un problème, toujours sympathique, souriant et voici Christian, aussi gentil que son grand frère était bête et méchant. Un petit garçon de la rue Jules Guesde, sans qui nos parties de foot, ne pouvaient se faire car, il nous manquait sa bonne humeur. Un seul bémol, son nom de famille qui lui donnait le surnom de Babar, mais on en abusait pas tellement il était sympa...

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Jeu 24 Déc 2015 01:12 
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:D l'ogre du grenier: Patrick et Pascal.

Deux frères de la rue Colmar, le père était conducteur d'engins dans les traveaux public. Patrick était l'aîné des deux, tout en muscle, monsieur Univers. À douze ans, il soulevait déjà une bouteille de gaz propane d'un bras tendu, la bouteille pleine pesant 15 kilos. Un jours, à la fête foraine, nous voulions monter dans une auto-tamponnante, quant un groupe de jeunes d'un autre quartier arrivèrent pour nous reprendre notre voiture. Patrick s'était déjà assis. Ils voulaient nous en faire sortir, je refusai avec fermeté, ils devinrent menaçants. Patrick se leva, bandant ses deux muscles saillants de la taille d'un pamplemousse, les voyants, nos adversaires se ravirent en s'excusant et partirent en nous lançant de grands sourires.

Son frère Pascal, n'avait rien de particulier, sauf quant il écrivait, ce qui était rare. Mais en jouant au jeux de société le Cluedo, nous devions inscrire sur un bout de papier qui nous pensions être l'assassin et je dus lire sa solution qui devint pour moi, une rééle énigme avant de la déchiffrer: sel gro batra, proute danl van...??????! Eu, Pascal, je ne comprend pas tout ce que tu as écrits...

Ben, c'est ce gros Bâtard, et j'ai mis mon nom à l'envers, tu ne sais pas lire ?

Hahahahahahahhaahajahajhaja... Nous avons mis un bon quart d'heure pour arrêter de rire, quant à son surnom, il était établi dans le marbre, depuis cet épisode.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Jeu 24 Déc 2015 20:21 
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:D l'ogre du grenier: Noël.

Il avait neigé toute la journée de l'école et toute la nuit. Les flocons tombaient gros comme des étoiles et si denses qu'on avait de la peines à voir à plus de quinze mètres. En ce Noël 1969, la neige couvrait tout sur une épaisseur de 30 centimètre de neige douce, légère et collante à souhait pour faire des batailles de boules de neige avec les copains.

J'avais reçu comme cadeau avec mon frere, une superbe luge en bois, dont les patins glissaient sur deux railles d'acier. Nous laissions dans la neiges vierge, deux traces parallèles et une seule de pas car nous tirions alternativement le traîneau, quand l'autre reste assis...

Mais c'est la soirée de Noël, je vous souhaite à tous un bon Noël.

Grosses bises à tous et Joyeux Noël.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Sam 26 Déc 2015 03:47 
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:D l'ogre du grenier: Noël.

...dessus. Nous passions du trottoir à la route, avec juste un petit accoud tant la neige était épaisse. Nous décidâmes de faire le tour du pâté de la brasserie, dans cet air frais et doux comme de la watt. En tournant dans notre quartier préféré du Docteur Yersin, la magie nous stoppa devant ce spectacle immaculé, le blanc avait couvert de son édredon la rue, avec juste assez de plumes pour prendre notre envolé à pleines jambes vers ses nuages chargés d'étoiles de neige.

Avec les copains nous firent les trois plus grosses boules de neiges pour notre bonhomme qui du haut de ces deux mètres nous surveilla longtemps encore après la fonte totale de la glasse. Chapeau, pipe, charbon pour les yeux, carotte pour le nez, rien ne lui manquait, il resta dans notre cœur, comme le capitaine de l'équipe, celui qui était née de nous, celui qui nous souda définitivement.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Lun 28 Déc 2015 03:03 
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:D l'ogre du grenier: le trapèze.

Enfin toute trace de neige avait disparue, mais il faisait encore très froid pour jouer dehors, les jeudis après midi. Je proposai donc aux amis du quartier de passer l'apres midi dans mon grenier pour faire du trapèze.

Je demandai le plus grand silence pour monter dans la cage d'escalier qui nous menait au grenier. À la queue les uns à la suite des autres, nous montâmes doucement, les yeux rivés sur cette magnifique verrière de cinq mètre de diamètre qui inondait de divers lumières jaunes toute la cage d'escalier.

Lorsque vous ouvriez la porte du grenier du haut de la dernière marche, c'est le trapèze qui balançait du milieux de la poutre centrale, suspendu par deux cordes de six mètres de long qui vous sautait aux yeux. Puis, avec mon frère Pascal, nous fîmes notre première démonstration de trapéziste aux copains.

Il y avait sur le côté gauche au milieu du grenier une longue table en bois solide et rustique qui devait servir auparavant aux anciens banquets pour la fête de la bière. Elle mesurait six mètres sur un et nous permettait de courir d'un bout à l'autre pour sauter sur le trapèze lorsque celui-ci repartait en arrière de son balancement. Le chic, était de sauter au dernier moment de telle façon que le saut soit le plus long possible, nous donnant ainsi cette impression de voler durant un instant.

Impressionés, aucun de nos amis n'osa courir sur la table, la première foi, pour attraper le trapèze. Mais malheureusement, nous nous vîmes coupées les cordes par mon grand-père, lorsque nous voulûmes initier Jésus, le cousin de Mario, à sauter sur le trapèze. Il était très gentils, mais un peu lourdau et lent, très lent, même pour comprendre. Sottes, nous lui criions, mais attend que le trapèze reparte et Jésus au bord de la table, leva les deux bras tendus et se laissa tomber comme une brique, les yeux fermés, les mains grandes ouvertes, croyant attraper le trapèze, alors que celui-ci, était déjà à l'autre bout, inaccessible.

Schplafffeee...il tomba par terre comme une crêpe, amorti heureusement par son gros ventre. Il se brisa un bras quand même, et se fut pour nous la fin de nos aventures de trapézistes. Alors et l'ogre me diriez-vous ? Mais, les aventures du grenier, ne faisaient que de commencer, même, si ce n'était plus avec le trapèze, sa présence menaçante, ne fit que grandir depuis cet événement tragique pour Jésus.

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Mar 29 Déc 2015 01:31 
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:D l'ogre du grenier: le contact.

Il s'en est passé en effet des aventures dans ce grenier qui restait notre salle de jeux préférée. Juste avant de se faire couper les cordes, tous avait pris de l'expérience et de l'assurance sur ce trapèze, car chacun voulait sauter le plus loin possible pour attraper sa bar, tant et si bien que la force centrifuge due au balancement nous projetait de plus en plus haut vers la lucarne du toit, juste en face de sa trajectoire. Ce qui devait arriver, arriva, mon frère, le plus intrépide et le plus agile de la bande, prit un tel élan qu'il ne pu ralentir sa course et passa au travers la lucarne ouverte, se projetant hors du toit...

Nous fûmes tous pris de terreur et stoppèrent sur place toute activité, sentant pour la première foi une présence maléfique flotter au dessus de nous, la deuxième fut quand nous vîmes tomber Jésus, tout se passa au ralenti, un courant d'air froid et sombre nous menaçant. Nous reprenant, il fallait prendre la grande échelle pour accéder à la fenêtre du toit. Pascal, crions-nous, ça va ? Tu n'a rien ? Tu es là ? En montant sur la lourde double échelle en bois, nos cœurs battaient la chamade, car nous savions que tomber du toit représentait une chute de vingt mètres de haut dans une cour couverte de gros pavés en grès.

Les six lucarnes du grenier étaient énormes pour nous, leur un mètre soisante dix sur quatre vingt dix centimètres les rendaient très lourdes à soulever et une foi ouvertes, c'était une barre en fer crantée qui les maintenait à un fort crochet sur le côté. Nous pûmes enfin passer la tête au dehors de la lucarne pour regarder ou était mon frère. Le toit formait un angle de quarante cinq degrés sur de solides tuiles rouges d'argile. Il était bordé par un large chêneau de zinc de soisante centimètre de large dans lequel nous trouvâmes mon frère allongé, le rebord de quinze centimètres ayant bloqué sa chute.

Pascal, donnes moi la main doucement, nous te remontons dans le grenier...

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Sam 2 Jan 2016 23:49 
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:D l'ogre du grenier: la peur.

Depuis qu'on nous avait coupé les cordes du trapèze, nous avions monté une table de Ping-pong de compétition qui avait pris la place de la grande table des brasseurs. Dans l'angle droit du grenier, entre la lucarne et le mur de la cage d'escalier, nous avions mis un Baby foot de la marque Stella, ce sont les meilleurs, ceux qui permettent de jouer avec la tête pour marquer des buts. Tous ces jeux, nous avaient été prêtés par la paroisse qui faute d'animateur, avait depuis longtemps fermé sa salle de jeux qui servait maintenant pour leur séminaire.

Nous avions organisé des tournois par équipe de deux. Les parties de tennis de table nous avaient déjà élevé à un bon niveau après une année de pratique et les perdants devaient relancer le défi au Baby foot à l'équipe gagnante. C'est lors d'une de ces parties qu'il nous arriva l'expérience la plus effrayante qu'il nous était jamais arrivée...

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 Sujet du message: Re: # LES PREMIERS DE L'ESPéCES "
MessagePosté: Dim 17 Jan 2016 22:16 
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:( l'ogre du grenier: la fuite.

Nous formions ce jour là 4 équipes de deux. J'étais avec mon frère au Baby, conte George et Patrick le brocanteur. Sur ma droite, Domique et Patrick le musclé comptaient les points avec les jetons au dessus du but. À ma gauche, Christian et Pascal se concentraient sur les techniques de contrôle de la balle en liège. Nous n'entendions que le bruits des marteaux en fonte frapper sur les balles du Baby, et les Ting, les Tong à chaque point marqué quand les balles butaient sur les plaques en fer chromées au fond de chaque geôle. Ces bruits nous isolaient du reste du grenier, nous réduisant à cet espace confiné du Baby foot et réduisant notre vue au jeu et aux participants, créant au delà comme un voile invisible qui nous rendait aveugle. Puis tous se passa comme dans un ralenti, les bruits s'étouffèrent autour de nous, la lumière déclina aussi, puis au dessus de nous, passa une masse sombre de 10 Mètre carré, froide, noire en son centre et dégageant un souffle menaçant qui semblait vouloir nous engloutir. Nous nous arrêtâmes tous, nous regardant un instant pour contrôler si chacun avait bien vu la même chose, puis George se mît à hurler: Whaaaaaaaaa...un fantôme, prenant ses jambes à son coup, il dévalla les escaliers en criant, suivi de toute la bande.

Ce souvenir de plus de 45 ans, resta très présent dans ma mémoire, mais je finissais par me demander si je n'avais pas rêvé et demandais à mon frère très récemment , si il se souvenait lui aussi de cet épisode. Conducteur de travaux, à plus de cinquante ans, il reconnu lui aussi se souvenir de cet incident effrayant. Et, il m'avoua avoir vécu dans cette maison du boulevard, une aventure personnelle encore plus effrayante, lors de notre tentative de descente dans la rivière souterraine, mais cela sera une autre histoire.

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Nous cherchons à aimer et être aimé, comme nous avons besoin de respirer pour vivre.


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